Contenu dans de nombreux médicaments en vente libre ou sur prescription, le paracétamol est la substance active la plus vendue en France.

Traitement recommandé en première intention en cas de douleurs et/ou fièvre, le paracétamol n’en est pas moins sans danger. Son principal risque : un surdosage, qui peut s’avérer fatal pour le foie.
Comprimé, gélule, suppositoire, sirop ou poudre pour solution buvable : on trouve le paracétamol sous différentes formes et dosages adaptés à tous les âges. Dès les premiers mois de vie (le fameux sirop rose au goût de fraise…), c’est l’un des indispensables de la pharmacie familiale.
Médicament bien toléré, le paracétamol présente seulement deux grandes contre-indications : une maladie grave du foie et l’allergie au paracétamol. Mais son risque majeur reste le surdosage, pouvant provoquer une grave atteinte du foie. La mauvaise utilisation du paracétamol est la première cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse en France, rappelle l’Agence nationale du
médicament (ANSM).
La dose la plus faible, le moins longtemps possible
La règle à retenir pour le paracétamol, c’est “La dose la plus faible, le moins longtemps possible”. On redouble également de vigilance chez les populations à risque : personnes de moins de 50 kg, souffrant d’insuffisance hépatique légère à modérée, d’insuffisance rénale sévère, d’alcoolisme chronique. Plus le foie est fragile, plus le risque est grand avec le paracétamol.
Attention au cumul et aux mélanges
Dans des spécialités anti-rhume, dans des médicaments utilisés pour traiter les douleurs modérées à sévères (associé à d’autres antalgiques plus puissants comme la codéine ou tramadol), combiné avec de la vitamine C ou de la caféine, etc. : le paracétamol est présent dans plus de 200 spécialités pharmaceutiques.
Ainsi il n’est pas rare de prendre sans le savoir plusieurs médicaments qui contiennent du paracétamol. Le risque étant, évidemment, de parfois dépasser les doses recommandées. D’où l’intérêt de lire attentivement la composition des médicaments pour y vérifier la présence s’il contient du paracétamol, et bien sûr de demander conseil à son pharmacien.
Attention également aux associations antalgiques, antihistaminiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), vasoconstricteurs : elles sont à éviter en raison du cumul des effets indésirables et des contre-indications.
Le paracétamol, c’est :
Pour un adulte en bonne santé en automédication
- 500 mg à 1 g maximum par prise.
- 3 g maximum/24 heures.
- Un intervalle minimum de 6 heures entre chaque prise.
- Une durée maximale de traitement de 3 jours en cas de fièvre, 5 jours en cas de douleurs.
Chez l’enfant
- 60 mg par kg et par jour, soit 15 mg par kg toutes les 6 heures ou 10 mg par kg toutes les 4 heures.
Soit, à titre d’indication :
- Enfant de 3 à 5 kg : 1/2 suppositoire à 100 mg, 1 à 4 fois par jour.
- Enfant de 6 à 8 kg : 100 mg, 1 à 4 fois par jour.
- Enfant de 8 à 12 kg : 150 mg, 1 à 4 fois par jour.
- Enfant de 12 à 16 kg : 200 mg, 1 à 4 fois par jour.
- Enfant de 16 à 24 kg : 300 mg, 1 à 4 fois par jour.
- Enfant de 25 à 30 kg: 300 mg, 1 à 6 fois par jour.
- Enfant de 30 à 40 kg : 500 mg, 1 à 4 fois par jour.
- Enfant de plus de 40 kg: 500 mg, 1 à 6 fois par jour.
Paracétamol, ibuprofène, aspirine : lequel choisir en premier recours ?
Le paracétamol est le médicament de choix contre la fièvre et la douleur. Il peut être pris par les enfants dès le plus jeune âge, par les femmes enceintes ou qui allaitent et si on ne dépasse pas les
doses recommandées, ses effets secondaires sont rares. Les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) sont des produits efficaces, mais ils ne sont à utiliser qu’en cas de contre-indications au paracétamol, car ils présentent un grand nombre de contre-indications, d’interactions médicamenteuses et d’effets indésirables.
En seconde intention, on opte de préférence pour l’ibuprofène qui présente moins de contre-indications et est mieux toléré que l’aspirine.
De plus en plus de mises en garde et de restrictions
- Depuis 2019, les laboratoires sont tenus d’afficher ce message d’alerte sur les médicaments à base de paracétamol et les médicaments à base de paracétamol associé à une autre substance active.


- Depuis le 15 janvier 2020, les spécialités à base d’aspirine,d’ibuprofène et de paracétamol ne sont plus vendues en accès libre dans les pharmacies, mais placées derrière le comptoir.