En tisane, gélules, EPS (Extraits de Plantes Standardisées), teinture mère… : les plantes existent sous diverses formes, si bien que pour le non-initié, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver !

Quelques points clefs pour ne pas se perdre dans la jungle de la phytothérapie.
Les tisanes
La plante (tout ou une partie : racine, feuilles, fleurs…) en vrac, fraîche ou séchée, peut s’utiliser seule ou à plusieurs, dans des tisanes. Ces préparations ne peuvent recueillir que les principes actifs solubles dans l’eau, et non le totum. C’est cependant suffisant pour certaines plantes.
On distingue 3 types de tisanes :
- L’infusion : on dépose la plante ou le mélange de plantes dans l’eau au moment de l’ébullition, on laisse infuser à couvert pendant le temps indiqué (entre 10 minutes et une heure selon les plantes) puis on filtre.
- La décoction : on met la plante dans l’eau froide, on porte à ébullition puis on laisse à petits bouillons pendant 10 à 30 minutes selon la plante, puis on filtre.
- La macération : on laisse la plante macérer dans un liquide froid comme l’eau, l’alcool, l’huile ou le vinaigre pendant plusieurs heures, puis on filtre.
La poudre
La poudre est produite en faisant sécher la partie végétale, puis en la pulvérisant. Une fois tamisée, elle peut servir notamment à la fabrication de gélules.
La teinture mère
La teinture mère s’obtient par macération de la plante dans l’alcool. Elle sert à la fabrication de médicaments homéopathiques ou s’utilise sous forme de gouttes en phytothérapie.
Les extraits
Les extraits sont obtenus en faisant tremper le végétal dans un solvant. Après évaporation du solvant, on recueille un extrait fluide, mou ou sec qui peut servir à la confection de comprimés. Cette technique permet, dans certains cas, de ne sélectionner qu’un groupe de principes actifs.
La suspension
La suspension intégrale de plantes fraîches consiste à congeler la plante dans de l’azote liquide moins de 24 heures après sa récolte, puis à la broyer finement et à mettre le résultat en suspension dans l’alcool à 30°. Ce procédé préserve mieux l’intégralité des principes actifs de la plante. Il a encore été perfectionné dans les extraits fluides de plantes fraîches standardisés ou EPS, qui rajoutent une étape de multiextraction. Ces formules peuvent entrer dans des préparations magistrales ou être vendues sous forme de gouttes, comprimés et gélules.
Le macérat
Le macérat glycériné de plantes est une macération des jeunes pousses, des bourgeons et des racines broyés à l’état frais dans un mélange d’alcool, d’eau et de glycérine.
Une manière toute simple de bénéficier des plantes, c’est la bonne vieille inhalation : on verse de l’eau bouillante sur la plante pour en respirer la vapeur. Un classique de l’hiver : l’inhalation de thym. En plus, ça sent bon ! Autre usage qui s’apparente aux “remèdes de grand-mère”, mais n’en reste pas moins de la phytothérapie : le cataplasme. Un cataplasme de chou, par exemple, soignera les engelures et les petites plaies ; idem avec l’oignon. Là, évidemment, ça sent moins bon…