Au 20ème siècle, les hommes ont pris conscience des nuisances engendrées par les punaises de lit et ont entrepris de vastes campagnes de destructions à grands coups de jets de vapeur mélangée à des poisons et des désinfectants essentiellement près des habitations situées le long des voies ferrées. Des trains spéciaux ont été équipés pour lutter contre ces insectes maintenant considérés comme de la vermine à exterminer.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les punaises de lit ont constitué un problème important dans toutes les bases américaines.
Juste après la guerre, avec l’invention et la disponibilité du DDT un pesticide à base de chlorobenzène très néfaste pour l’environnement, on a utilisé des aérosols concentrés entre 5% et 10% afin de pulvériser tous les meubles et objets dans toutes les maisons infestées. L’insecticide se colle sur le corps des insectes puis s’attaque à leur système nerveux avant de les tuer.
Le produit a été extrêmement efficace jusqu’en 1948 ou des espèces de punaises de lit ont commencé à être résistantes au DDT.
En 1972, le DDT a été interdit aux Etats-Unis, car le produit s’introduit, pollue et empoisonne toute la chaîne alimentaire pour à la finale être préjudiciable à la santé des êtres humains.
Tous les pays développés y compris la France ont interdit l’utilisation du DDT pour le remplacer par des produits moins « persistants ».
Le Malathion concentré à 2% a aussi été utilisé pour lutter contre les formes de punaises de lit résistantes au DDT. Le Malathion est un insecticide neurotoxique très puissant dégageant une très forte odeur. Son utilisation est interdite en France et en Europe depuis 2008. La Chine reste un producteur et un exportateur important (1500 tonnes pour 2008) de Malathion. C’est un produit très toxique pour les insectes dits utiles notamment les coccinelles.
Au début des années 90, les composés organophosphorés et les carbamates ont été les pesticides qui furent le plus employés pour remplacer le DTT interdit à partir des années 70. Ces produits étaient d’une grande efficacité tuant les punaises de lit longtemps après l’application du traitement.
Ils étaient vendus à prix raisonnable, facile d’emploi et d’une grande efficacité. Ils étaient par contre modérément toxiques envers les humains, on a donc arrêté de les utiliser à la fin des années 90.
A cette époque, les punaises de lit avaient pratiquement disparu du paysage. La lutte semblait gagnée.
Des appâts et des gels ont été utilisés pour lutter contre les cafards et les fourmis pour réduire l’utilisation massive des pesticides à l’intérieur et à l’extérieur des maisons.
Les punaises de lit étant alors peu répandues et vraiment plus un gros problème, très peu d’études ont été menées pour comprendre leur biologie.
Elles étaient discrètes, mais subsistaient encore et ont profité de l’essor du tourisme de masse à bas prix qui a permis à tous de voyager partout dans le monde, pour de nouveau coloniser la planète en se dissimulant dans les bagages et les vêtements des touristes, des étudiants, des immigrants et des clandestins qui les ramenaient à domicile ou dans leurs maigres paquetages.
La montée de la pauvreté accompagnée d’une baisse de l’hygiène a aussi favorisé le retour des punaises de lit qui n’étaient plus reconnues en tant que telles ni leurs morsures facilement identifiées par les médecins qui n’en avaient plus vues depuis 40 ans.
Aujourd’hui les punaises de lit sont partout. Elles sont résistantes à pratiquement tous les produits chimiques et peu de traitements sont véritablement efficaces à 100%. La plupart des produits utilisés sont à base de pyréthrine de synthèse ou pyréthroïdes qui s’attaque au système nerveux des insectes.
D’autres produits plus onéreux sont disponibles, mais leur efficacité est plus lente c’est pourquoi on leur préfère des mesures préventives prolongées ainsi que des méthodes employant la chaleur ou le froid.