Adopter le scooter en ville

Dans la circulation surchargée, grâce au deux-roues et notamment au scooter, finis le stress et le temps perdu à chercher une place, vous gagnez enfin du temps.

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Mais cette ergonomie a un prix. Les risques accrus nécessitent une vigilance de tous les instants.

À chaque scooter son permis

Comment lire ce tableau ? Un adolescent de 17 ans ne peut pas piloter un scooter de plus de 125 cm3, car il n’a pas l’âge minimum requis pour passer le permis moto, qui est de 18 ans.

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Choisissez une cylindrée en fonction de vos besoins. Pour de courtes distances, un 50 cm3 suffira. En revanche, si vous souhaitez aller au travail, faire des courses, avoir un passager, faire de l’autoroute ou circuler sur un périphérique, un scooter 125 cm3 ou plus est nécessaire.

Scooter neuf ou d’occasion ?

Si votre choix se porte sur un scooter neuf, consultez attentivement les offres. Puis rendez-vous chez les concessionnaires afin de vérifier si votre choix est conforme à vos espérances. Si vous optez pour un scooter d’occasion, mieux vaut faire appel à un concessionnaire plutôt qu’à un particulier.

Assurez votre scooter

La première garantie à souscrire est celle de l’assurance de responsabilité civile. Elle représente la caution minimum obligatoire qui protège le conducteur ainsi que le passager de l’assuré contre tous les préjudices qui pourraient être causés au cours d’un accident. Si cette clause n’est pas respectée, vous risquez une amende ou une suspension de permis.

Cependant, l’assurance de responsabilité civile n’est pas suffisante. Les autres garanties sont facultatives, mais vivement conseillées par les assureurs :

La sécurité du conducteur
Cette garantie est indispensable en cas d’accident, que vous soyez responsable ou pas. Elle prend en charge les frais médicaux et les préjudices financiers.

Le prêt du scooter
Il est obligatoire d’en informer votre assurance. Mais un certain nombre d’assureurs excluent ce prêt ou limitent les garanties. Souvent, seul le conjoint de l’assuré est autorisé à le piloter.

Les dommages tous risques
L’assurance prend en charge le véhicule et les équipements lorsque l’assuré cause lui-même des dégâts à son scooter. Deux possibilités sont envisageables. La garantie jouera en cas de collision avec un tiers identifié ou si la collision est causée par un véhicule non identifié (animal, fuite d’un tiers…). Quoi qu’il en soit, les dégâts dus à des catastrophes naturelles sont garantis (à condition qu’un arrêté préfectoral soit pris).

Les vols et les incendies
Cette garantie est souvent soumise à des obligations de la part des assureurs (usage d’un antivol homologué, utilisation d’un parking, « gravage » antivol des pièces du moteur).

Le dépannage et le rapatriement
La garantie est fixée selon la franchise kilométrique qui détermine la distance depuis chez vous, où l’on pourra vous dépanner (en moyenne, les assurances opèrent sur un périmètre de 50 km autour du domicile).

La protection juridique
L’assureur s’engage à vous défendre devant les tribunaux si vous êtes poursuivi à la suite d’un accident ou d’une infraction, ou pour vous défendre lors de l’achat de votre scooter en cas de vice caché.

Évaluez le prix de votre assurance

Les compagnies d’assurances établissent leurs tarifs en fonction de plusieurs critères :

Le nombre d’années de permis
Si vous êtes un jeune conducteur (permis délivré depuis moins de deux ans), le prix de votre assurance sera plus élevé, car la société d’assurance estime que le conducteur ne sera pas assez expérimenté.

Le sexe
les tarifs diffèrent selon que vous êtes un homme ou une femme. Les statistiques révèlent plus d’accidents chez les hommes, ce qui incite les assureurs à monter leurs prix.

Les bonus et les malus
Attention, ils influencent fortement les assureurs. Si votre coefficient de malus est trop élevé, certains refusent même de souscrire l’assurance.

Le modèle et le type de scooter
Selon le nombre de cylindres du véhicule, ainsi que le prix des pièces détachées, l’assurance ajustera son prix. Plus le modèle sera haut de gamme, plus les pièces seront chères, plus le tarif de l’assurance sera élevé.

Pour être en règle

  • N’oubliez jamais votre vignette d’assurance. Elle doit mentionner le nom de votre société d’assurance, un numéro permettant de vous identifier et le numéro de moteur du deux-roues. Ce certificat doit être collé sur votre scooter, faute de quoi vous vous exposez à une contravention de 35 euros.
  • Le rétroviseur à gauche, le klaxon, au moins un feu avant et une protection antivol doivent impérativement être en état de marche.

Circuler en sécurité

La stricte application du Code de la route devrait obliger les conducteurs de deux-roues à rester dans les files de circulation délimitées par les lignes blanches, en se comportant comme s’ils pilotaient des voitures. Dans les faits, pourtant, la technique la plus couramment utilisée par les deux-roues pour circuler en milieu urbain est le « remonte-file ».

Elle est principalement utilisée :

  • Pour remonter des files de voitures roulant à faible allure, par exemple en cas d’embouteillage ou d’engorgement.
  • Pour remonter des véhicules à l’arrêt pour un motif quelconque (feu rouge, rond-point, etc.). La cohabitation avec les voitures n’est pas facile. En cas de choc, les conducteurs de deux-roues courent le plus de risques pour leur intégrité physique, n’étant protégés par aucune carrosserie.

La sécurité du conducteur

Conduire un deux-roues réclame donc une concentration sans faille. Faites notamment attention à ne pas vous retrouver dans l’angle mort du rétroviseur des automobilistes. C’est lorsque les voitures déboîtent sans soupçonner votre présence que vous courez un risque de collision. En ville, les chocs au niveau de la jugulaire (zone du cou) sont les plus fréquents. Il est donc primordial de vous protéger. Adoptez en toutes circonstances le casque intégral qui offre la meilleure protection possible des mâchoires et du menton. Essayez de le renouveler tous les trois ans. Même à basse vitesse, le réflexe est d’amortir le choc avec ses mains. Mettez des gants pour éviter des brûlures douloureuses et longues à soigner. Optez pour des gants souples pour plus de maniabilité.
Les intempéries (pluie, neige, verglas, brouillard, etc.) accroissent encore les risques pris par les deux-roues.

La sécurité du passager

La carte grise doit mentionner le transport d’un passager. Ce dernier doit également disposer :

  • D’un casque homologué.
  • D’un siège fixé au véhicule, et différent de celui du conducteur.
  • De deux repose-pieds.

Un siège adapté est obligatoire pour les enfants passagers de moins de 5 ans. Ce siège doit disposer de repose-pieds afin d’éviter que leurs pieds ne soient entraînés dans les parties mobiles du véhicule. Il doit aussi être muni d’un système de retenue.