Carte bancaire, comment s’en servir en toute sécurité

Ce n’est pas évident de toujours réussir à éviter les pièges occasionnés par l’utilisation d’une carte bancaire.

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Une surveillance des prélèvements sur vos comptes et ne pas inscrire votre code sur un papier sont des exemples parmi tant d’autres.

Ne jamais donner son code confidentiel de sa carte bancaire

Vous ne devez pas donner votre code de carte bancaire, même à votre conseiller. En effet, lorsque la banque vous délivre votre carte, elle vous remet séparément le code confidentiel dans une enveloppe scellée. Les codes sont définis par ordinateur. Ainsi, personne ne peut en avoir connaissance. Donc même votre agence ne peut le connaître. Dans aucune transaction, aucun achat, vous n’avez à confier oralement votre code. En cas de perte ou de vol, les autorités de police n’ont pas à vous le demander. Si vous avez oublié les chiffres de votre code, il faut envoyer une demande à votre banque pour vous le faire rééditer. Cette opération coûte généralement entre cinq et dix euros. Le mieux est d’utiliser un moyen mnémotechnique pour le mémoriser, vous évitez ainsi de le noter quelque part.

Vigilance : mot d’ordre

Des automatismes sont à prendre pour diminuer les risques de vol ou de perte. Lorsque vous payez avec votre carte bancaire, ne la quittez pas des yeux quand elle est dans les mains d’un commerçant. Pensez également à vérifier le montant affiché sur le terminal avant de valider la transaction. Quand vous souhaitez retirer de l’argent à un distributeur automatique, utilisez de préférence ceux qui ne semblent pas avoir été altérés. Ne laissez pas des inconnus vous distraire pendant le traitement de l’opération, suivez seulement les consignes de l’appareil. Faites immédiatement opposition si votre carte a été avalée et que vous ne pouvez pas la récupérer au guichet de l’établissement bancaire.

Agir contre un vol ou la perte de votre carte bancaire

Si votre carte bancaire a été volée, vous devez contacter rapidement la police pour déclarer le vol. S’il s’est produit à l’étranger, ce sont avec les autorités consulaires qu’il faut traiter. Le plus souvent, le service concerné vous demande le numéro à 16 chiffres de votre carte pour faciliter les recherches. Par prudence, conservez ce numéro en sécurité, ailleurs que sur la carte. Ensuite, vous devez appeler le service d’opposition de votre banque pour la faire bloquer. Exécutez toutes ces démarches le plus rapidement possible pour vous dégager de toute responsabilité. La majorité des banques propose une assurance en cas de perte ou de vol, ce qui vous permet d’être indemnisé des retraits effectués avant la mise en opposition. Cependant, soyez attentif, car le prix de ces assurances s’avère souvent élevé. Regardez bien aussi toutes les modalités du contrat d’assurance pour voir si vous êtes bien couvert et que ce n’est pas juste un moyen pour vous faire débourser plus.

Contester des sommes frauduleuses

Avant que la mise en opposition soit active, le voleur ou fraudeur peut avoir déjà prélevé de l’argent. Pour des utilisations frauduleuses sans usage du code, vous n’êtes responsable qu’à hauteur de 150 euros maximum. Tandis que si les utilisations se font avec usage du code, votre responsabilité peut être engagée à hauteur du plafond des opérations précisées dans votre contrat. Dans le cas d’une négligence, c’est-à-dire une trop grande attente pour faire opposition ou si le numéro code figurait sur la carte au moment de la perte ou du vol, votre responsabilité pourra être intégralement engagée.

Si des achats dont vous n’êtes pas l’auteur sont effectués à distance bien que votre carte soit en votre possession, écrivez le plus vite possible une lettre recommandée avec accusé de réception à votre agence bancaire, pour l’informer des anomalies que vous avez constatées. Vous disposez de 70 jours pour contester des retraits. Les sommes contestées doivent être restituées, sans aucun frais, dans un délai d’un mois après la réception de la contestation. Pensez tous les mois à bien consulter votre relevé de compte pour relever s’il y a des erreurs de votre banque (prélèvement trop élevé ou non prévu) ou des irrégularités causées par une fraude.

Connaître tous les tarifs de votre banque

Votre banque n’a pas le droit de passer sous silence les tarifs de ses prestations. Elle doit mettre à votre disposition un dépliant explicatif du coût des opérations pratiquées ou placer les prix en vue du public dans chaque agence. Comme il est indiqué dans l’article L. 3121-1 du Code monétaire et financier : « Les établissements de crédit sont tenus d’informer leur clientèle et le public sur les conditions générales et tarifaires applicables aux opérations relatives à la gestion d’un compte de dépôt ». La banque se doit également de vous prévenir de toute modification des tarifs de ses prestations de service, c’est le même article du code monétaire qui l’atteste : « Tout projet de modification des conditions tarifaires applicables au compte de dépôt doit être communiqué par écrit au client trois mois avant la date d’application envisagée. L’absence de contestation par le client dans un délai de deux mois après cette communication vaut acceptation du nouveau tarif. »

Attention, si vous décidez de clôturer ou transférer votre compte en raison de nouveaux tarifs, la banque n’a pas à vous facturer les frais de ces opérations.

Choisir le bon débit bancaire

Deux formes de débit existent pour votre carte bancaire.

  • Le débit immédiat signifie que le montant de vos achats est débité dès que le commerçant présente le paiement à sa banque.
  • Le second se nomme un débit différé. Cette forme permet de régler tous les paiements en une seule fois, à la fin du mois la plupart du temps. Dans ce cas, la banque effectue une avance des fonds en réglant directement les commerçants, et elle débite votre compte à la date prévue.

Le tout est de savoir quelle forme de débit vous avantage le mieux et correspond à vos besoins. La solution différée représente une formule intéressante au niveau de la disponibilité des fonds. En revanche, si vous êtes plutôt du style panier percé, le débit différé engendre souvent des excès. En effet, ne voyant pas le montant du compte descendre, la marge de dépense semble plus grande, alors qu’il faut assimiler cela à un crédit… sans les intérêts.

La provision doit être suffisante à la fin du mois pour payer les factures, sous peine de se faire imposer des agios. Mieux vaut être à l’aise avec son budget pour éviter les désagréments. Il est alors plus conseillé pour les personnes au compte souvent dans le rouge, de prendre un débit immédiat. De plus, le coût du service pour une carte en débit différé est plus élevé que la carte en débit immédiat.

Se méfier des paiements sur Internet

En consultant le site de votre banque pour examiner votre compte, vous êtes amené à inscrire des données personnelles (numéro de compte, numéro sur la carte). Vérifiez bien que le site est sécurisé correctement, l’adresse « HTTP » doit se présenter en « HTTPS » et un petit cadenas doit apparaître dans le bas de la fenêtre. À l’heure actuelle, les sites sont de plus en plus protégés, cependant quand vous réglez un achat, faites les vérifications d’usage.

C’est souvent rébarbatif, mais lisez attentivement les conditions générales de vente pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Ne pas stockez pas votre numéro de compte sur votre ordinateur et ne l’envoyez pas par courriel. Protégez l’ordinateur avec un bon antivirus et un pare-feu pour éviter les « espions » qui pourraient copier vos dossiers personnels.