Mise à jour le 9 septembre 2023
Si vous vous blessez en bricolant ou si vous vous brûlez gravement en faisant la cuisine, êtes-vous assuré ? Pas si sûr. Le point sur l’assurance corporelle.

Les assurances que vous avez déjà
Vous êtes déjà assuré pour :
- Votre voiture
- Votre maison
- Votre santé, si vous tombez malade
Mais, si vous vous coupez dans votre jardin, êtes-vous assuré ?
Il se peut qu’une clause de vos contrats prévoie ces situations de la vie de tous les jours. Pour le savoir, recherchez dans votre contrat les articles intitulés : dommages corporels ou assurance corporelle. Si ce n’est pas le cas, prenez sans tarder une assurance corporelle.
À quoi sert une assurance corporelle ?
Les contrats d’assurance contre les accidents corporels peuvent couvrir selon le cas les accidents de la vie privée, de trajet ou de travail, de la vie scolaire ou d’activités telles que la pratique de certains sports.
Deux grands types d’accidents sont garantis :
- Ceux qui vous empêchent de travailler pendant une période donnée : l’invalidité temporaire pour laquelle l’assurance versera à l’assuré une indemnité journalière fixée dans le contrat.
- Ceux qui empêchent de retravailler ou provoque votre mort : la garantie invalidité ou incapacité permanente prévoit, selon les dispositions du contrat, le versement d’un capital ou d’une rente. Chaque contrat détermine à partir de quel taux d’incapacité l’assuré perçoit une indemnisation.
Comment choisir une assurance corporelle adaptée
Posez-vous les bonnes questions
- Pourquoi ai-je besoin d’une assurance corporelle ? Je bricole beaucoup. Je pourrais me couper en jardinant. Mes enfants sont des casse-cous, etc.
- Quel est le capital que je voudrais recevoir en cas de problème ? Cela permettra à l’assureur de définir la somme que vous paierez par mois.
Les assurances du marché
L’assurance individuelle accident
Elle garantit l’assuré contre les dommages corporels subis en cas d’accident, dans la vie privée et professionnelle. Cette assurance prise en nom propre peut être étendue au conjoint et aux enfants. Elle couvre :
En général, la pratique des sports non dangereux, des loisirs, des accidents domestiques, mais pas les sports dangereux comme les courses de moto, le saut à l’élastique. Elle ne couvre pas non plus les erreurs médicales. Elle indemnise uniquement l’accident physique.
En cas de décès ou d’invalidité, l’assureur garantit le versement d’un capital. Il faut donc en estimer le montant avec votre assureur.
La garantie des accidents de la vie
- C’est une sorte de « familiale multirisques ». Les assureurs qui utilisent ce label dans leurs assurances vous garantissent une prestation minimum déjà plus large que celle qui est offerte par l’individuelle-accident.
- Cette assurance couvre les dommages corporels des accidents survenus dans la vie privée de l’assuré et de sa famille (dans les pays de l’Union européenne tout le temps, et dans le reste du monde pour les séjours inférieurs à trois mois).
L’assurance couvre aussi et ce n’est pas le cas de l’individuelle-accident
- Les catastrophes naturelles ou technologiques (tempête, avalanche, intoxication alimentaire, effondrement d’un immeuble sur votre tête),
- Les accidents médicaux : opération, examen mal passé ou diagnostic faux,
- Les attentats ou infractions : dommages causés par une bombe ou agression physique, par exemple.
L’assurance invalidité-incapacité
Autre type d’assurance, elle couvre pour sa part, les risques d’invalidité et d’incapacité en raison d’une altération de la santé. Les assureurs verseront une rente ou un capital en cas d’invalidité permanente. Dans le cas d’incapacité temporaire de travail, ils vous verseront des indemnités journalières.
Comment êtes-vous indemnisé ?
Contrairement aux contrats d’assurance classiques, l’indemnisation est effectuée avant toute recherche de responsabilité. L’indemnisation est proportionnelle au préjudice subi et peut être versée sous forme de capital ou de rente. L’assureur est tenu de proposer un montant d’indemnités au plus tard dans les 5 mois de la déclaration d’accident ou de décès, les sommes étant alors versées dans le mois suivant l’accord de la victime ou de ses ayants droit. L’indemnisation est généralement plafonnée à 1 million d’euros en cas d’incapacité permanente de 30 % pour la garantie des accidents de la vie.
Posez les bonnes questions à votre assureur
- Quel est l’âge limite d’admission pour les différentes garanties ?
- Quelle est la durée maximale d’indemnisation ?
- Quel est le plafond de remboursement des soins ?
- Quel est le délai de carence si l’accident m’empêche de travailler (à partir de combien de jours suis-je remboursé) ?
- Quel est le montant indemnisé en cas d’incapacité de travail ? D’invalidité permanente ?
- Quelles sont les exclusions du contrat ?
- Pour les garanties incapacité, quel est le délai de carence déterminé ?
- La garantie incapacité de travail concerne-t-elle l’exercice de mon activité du moment ou de toute activité professionnelle ?
Les tarifs
Elles coûtent en moyenne entre 110 et 180 euros par an pour un taux d’Incapacité Permanente Partielle (IPP) de 30 %, et entre 220 et 260 euros par an pour un taux d’incapacité permanente de 10 %. Par exemple : une garantie Temporaire Décès Invalidité pour une personne de 40 ans, qui souhaiterait qu’on verse un capital de 80 000 euros, serait d’environ 25 euros par mois et 95 euros par mois pour un capital de 300 000 euros.
Ce qu’il faut savoir sur le pourcentage d’invalidité
S’il vous arrive un accident, les médecins vont déterminer votre invalidité. Elle est exprimée en pourcentage. Celle-ci permettra de définir si vous pouvez toucher une indemnité compensatoire de l’État. Il faut savoir que si vous êtes invalide à moins de 80 %, vous ne pouvez prétendre à des indemnités financières de la part de l’État. Et à un taux de 80 % d’invalidité, vous percevrez « l’allocation pour adulte handicapé » dont le montant maximum est de 790 euros ! Or si vous perdez un bras, vous êtes considéré invalide à 30 % (5 % pour un rein) pour les assureurs. Il vous faut donc prévoir une assurance qui vous indemnisera dès que vous êtes reconnu invalide même à un taux très bas. L’idéal est d’être indemnisé dès 5 ou 10 % de taux d’invalidité.