Le tri sélectif fait partie de nos actions citoyennes depuis quelques années, et cela afin de nous permettre de mieux protéger notre environnement.

Mais l’apprentissage du tri n’est pas simple, car cela implique de faire particulièrement attention aux différents déchets que vous jetez et de savoir dans quels conteneurs les mettre.
Qu’est-ce que le tri sélectif ?
La collecte sélective des déchets (plus communément appelée tri sélectif) est un geste écologique consistant à séparer et à récupérer les déchets pour les recycler la plupart du temps, ce qui évite leur destruction par incinération ou leur abandon dans une décharge publique.
Rappelons que la nature n’est pas une déchetterie géante. Parfois, nous jetons un déchet par terre en pensant que cela n’aura aucune conséquence sur l’environnement. Mais c’est là que nous nous trompons.
Si certains détritus sont effectivement biodégradables, d’autres, en revanche, sont clairement générateurs de pollution.
De plus, nous produisons de plus en plus de déchets polluants, car non réutilisables.
Principes
Le tri sélectif implique chaque citoyen. Le but ? Responsabiliser tout le monde face aux problèmes actuels de l’environnement, et pas seulement les collectivités.
En effet, les spécificités de celles-ci, notamment en termes de budgets, font qu’il est impossible d’harmoniser leurs politiques respectives de traitement des déchets pour obtenir la même efficacité partout.
Le tri sélectif est donc à prendre au sérieux et les habitants de chaque commune doivent apprendre à le pratiquer.
Cela évite les erreurs, car un tri mal effectué fait perdre du temps aux centres spécialisés qui doivent procéder à un nouveau tri, ce qui risque de détériorer les déchets recyclables.
À titre d’information, les poubelles mal triées ne sont pas traitées dans les centres de tri et sont directement mises avec les déchets non recyclables.
Différentes manières de trier selon les communes
La mise en pratique du tri des déchets ne sera pas la même selon les collectivités.
- Tout d’abord, il existe la collecte mixte. C’est ce que l’on peut voir pratiquer dans la plupart des communes. Celle-ci est partagée entre l’action spontanée du citoyen et la collecte sélective collective. Ainsi, les déchets non recyclables et les emballages sont récupérés directement par la commune auprès de chaque habitation, et le verre ou le papier pourront être déposés dans des bennes prévues pour chaque matière.
- Vient ensuite la collecte au porte-à-porte. Dans ce cas de figure, sont mises à la disposition des habitants entre deux et quatre poubelles, chacune ayant un code couleur, ou des bacs de couleur jaune permettant d’entreposer directement les déchets types plastiques, papier, métal ou carton. Ce système est pratique pour responsabiliser chaque personne, mais l’inconvénient est que ce genre de tri comporte souvent des erreurs.
- Plus rarement, les ordures sont collectées d’une seule traite, puis envoyées directement au centre de tri. Mais, on l’a dit précédemment, cela complique le tri sélectif puisque tout est mélangé et que certains déchets ne pourront plus être recyclés par la suite.
- Enfin, avec la collecte dite par apport volontaire, les citoyens apportent eux-mêmes leurs déchets recyclables jusqu’aux bennes servant à collecter les différents types de déchets ou rapportent leurs équipements électroniques et électriques au point de vente.
Les codes de couleurs
Afin de s’assurer que le recyclage des déchets est le même partout, un code de couleurs unique, propre à tous les pays de l’Union européenne, est logiquement prévu.
Cependant, on observe encore des inversions dans les couleurs ou des regroupements de plusieurs types de déchets qui n’ont pourtant rien à faire ensemble.
Ainsi, le code couleur bleu sur une benne signifie que les journaux, les magazines ou encore les prospectus peuvent y être jetés. À noter que ces types de déchets sont recyclables.
La couleur jaune sera quant à elle utilisée pour les cartons, les emballages plastiques type bouteilles et les métaux. Là encore, ces types de déchets sont recyclables.
Et la couleur verte sera celle des objets en verre, eux aussi recyclables.
Quels bénéfices/inconvénients au tri sélectif ?
Bien évidemment, pratiquer le tri sélectif n’est pas gratuit. En effet, la collecte et le traitement des déchets étant plus spécifiques que le simple envoi de déchets à la déchetterie, cela coûte forcément plus cher.
Cependant, les communes y trouvent financièrement leur compte puisque le tri leur permet de réduire les coûts de certains traitements.
Et même si le bénéfice n’est pas financier, il sera tout au moins environnemental… mais aussi mental. Le fait que le tri responsabilise le citoyen, qu’il lui permette de participer aux efforts de sa commune en faveur de l’environnement, tout cela est forcément positif pour les collectivités.
Et puis, cela peut aussi créer de l’emploi, notamment dans le domaine du traitement et du recyclage des déchets.
En revanche, selon certaines études, le tri sélectif ne serait pas effectué comme il le faudrait. En effet, plutôt que d’avoir quatre catégories de déchets seulement (plastique, métal, papier et verre), nous devrions plutôt en avoir quinze.
Pourquoi ? Premièrement parce qu’il existe plusieurs types de plastiques qui ne se recyclent pas ensemble.
On trouve notamment le polyuréthane (plastique souple), le PVC (plastique dur) et les plastiques imprimés (type emballages alimentaires). Viennent ensuite les objets en aluminium, les objets en fer blanc, les autres types de métaux, les piles, les emballages en polystyrène, les journaux, le carton, le verre blanc, les tissus, les déchets organiques et le reste (ce qui ne peut pas être classé).
Notez que ces quinze catégories concernent uniquement les déchets ménagers les plus courants. Les déchets industriels n’y sont pas inscrits. Et pourtant, les particuliers en utilisent de plus en plus (par exemple : batteries d’automobile, cartouches d’encre d’imprimante…).
La communication sur les poubelles adaptées à ce type de déchets est plutôt faible alors qu’ils ne doivent pas être jetés n’importe où.
Informations complémentaires
À titre d’information, le processus de traitement des piles n’est pas le même que celui des déchets. Vous constaterez que leur récupération s’effectue normalement dans tous les magasins qui vendent des piles, conformément à la loi française.
Il faut aussi savoir qu’en moyenne, une poubelle pleine non triée contient 14 % d’emballages papier / carton, 7 % de verre, 26 % de plastiques, 4 % d’objets métalliques, 9 % de journaux ou prospectus, 16 % de déchets putrescibles et 24 % d’objets divers.
Saviez-vous que les médicaments aussi peuvent être recyclés ? Aujourd’hui, beaucoup de Français ne pensent pas à rapporter les comprimés qu’ils n’ont pas utilisés à leur pharmacien. Du coup, seulement 18 % des médicaments sont recyclés. Alors, n’hésitez pas à les rapporter à votre pharmacien, même périmés et avec leur boîte. Certains peuvent être toxiques pour l’environnement. Les recycler limite donc les risques de pollution.
Certains logos sont à retenir. Le plus incontournable est sans aucun doute le ruban de Möbius. C’est le logo vert formant un triangle à partir de trois flèches qui se suivent. Il signifie tout simplement que le matériau qui le porte est recyclable.
Le rond avec les deux flèches entrelacées de couleur vert clair et vert foncé indique que les industriels qui vendent des produits emballés doivent récupérer leurs emballages dès l’instant où ils deviennent des déchets. Une manière pour les entreprises de participer au recyclage.
Enfin, la poubelle barrée signifie qu’il faut passer par un centre de récupération spécifique au produit.