Les grands principes de l’assurance auto

Pour tout conducteur, l’assurance auto est un passage obligé. Nous vous en disons plus et nous vous conseillons sur un marché en pleine expansion.

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Assurance auto : principes et définition

Tout conducteur est légalement tenu, d’après l’article L. 211-1 du Code des assurances, d’assurer son véhicule, dès lors que celui-ci est motorisé. Ce contrat doit être souscrit auprès de toute société d’assurance agréée à cet effet. Veuillez noter que seule la garantie de responsabilité civile est obligatoire. Les autres types de contrats sont facultatifs.

Quelles différences entre les contrats d’assurance auto ?

Les contrats au tiers
Il s’agit d’une assurance a minima, mais qui est aussi la seule obligatoire. Elle permet le dédommagement de tous les dégâts, corporels et matériels, que vous pourriez causer à des tiers lors d’un accident. En revanche, elle ne prend pas en charge les sinistres liés à votre propre véhicule. Ces derniers vous incomberont donc toujours, à moins qu’ils n’aient été provoqués par un tiers, auquel cas ce serait alors son assurance qui les paierait. Notez cependant qu’en cas d’insolvabilité de ce tiers et si l’accident lui incombe, votre assureur peut malgré tout accepter de financer le coût engendré par ces réparations sur votre voiture.

Les contrats « intermédiaire » et « tous risques »
Ces derniers ne sont pas obligatoires, mais sont proposés par les compagnies d’assurances, moyennant un coût financier supplémentaire. Ils proposent des garanties additionnelles et complémentaires par rapport à la simple responsabilité civile. Parmi ces garanties, on retrouve le plus souvent des protections contre le vol, les bris de glace, l’incendie, les catastrophes naturelles, les dommages corporels subis par le conducteur ou collision avec un piéton, un autre véhicule… Toutes ces garanties ne sont pas forcément identiques selon les sociétés d’assurance, qui peuvent par ailleurs proposer dans leur contrat des offres, voire des options particulières.

Il n’existe donc pas un contrat, mais une palette de formules qui peuvent s’avérer au final plus ou moins différentes. Entre le contrat « intermédiaire » et la formule « tous risques », la différence ne règne donc pas tant au niveau des garanties proposées que par le fait que ces garanties peuvent s’appliquer dans le cas du « tous risques » sans la présence d’un tiers responsable.

La question des franchises
Les franchises s’appliquent à tous les types de contrats et se définissent comme une somme forfaitaire non prise en charge par l’assurance lors d’un sinistre et qui par conséquent vous incombe. Le montant de cette franchise varie cependant selon les contrats et les situations. En plus de la traditionnelle franchise « dommages » lors d’un accident, peut s’ajouter la franchise de conduite exclusive lorsque la personne qui se trouve au volant n’est pas mentionnée dans le contrat, ou la franchise de l’apprenti conducteur si vous avez récemment obtenu votre permis.

Comment le prix de votre contrat est déterminé

Le montant de votre prime d’assurance dépend évidemment en premier lieu du contrat pour lequel vous optez. Que vous choisissiez une offre « au tiers » ou une offre « tous risques », le prix ne sera en effet pas le même. Pourtant, vous connaissez peut-être un ami assuré par le même organisme, avec les mêmes garanties, possédant un modèle de véhicule équivalent au vôtre et qui néanmoins paie une cotisation nettement moins élevée. Les critères de détermination des tarifs sont en effet multiples et variés. Outre la voiture elle-même, l’assureur prend aussi en compte votre profil. Selon votre âge, votre sexe, l’ancienneté de votre permis, vous serez ainsi plus ou moins taxé. La tarification ne sera pas non plus identique suivant votre utilisation du véhicule. Enfin, votre assureur peut encore ajuster votre prime selon votre lieu de résidence, selon que vous habitiez en ville ou à la campagne. Dans tous les cas, même si cela peut être tentant, ne mentez pas. Si c’était découvert, vous risqueriez alors une forte majoration.

Comment bien choisir son assurance

Pour quel contrat opter ?
Tout dépend de vos habitudes. Si vous effectuez essentiellement des trajets courts ou épisodiques, si votre voiture ne constitue pas votre outil de travail, il ne vous est pas forcément avantageux d’opter pour un contrat « tous risques ». Examinez bien les diverses garanties optionnelles que votre assurance cherche à vous vendre. Celles-ci ne vous correspondent pas forcément, ou peuvent s’avérer au final tellement complexes à mettre en œuvre que vous préférez y renoncer. En tout état de cause, ne vous laissez jamais séduire par des tarifs parfois alléchants, sans prendre un certain recul et sans décortiquer un minimum les dessous de cette garantie. Enfin, étant donné que le remboursement de votre véhicule, en cas de sinistre, n’est pas calculé selon son prix d’achat, mais selon sa côte à l’argus, il ne vous est pas forcément judicieux de l’assurer tous risques si son argus a déjà bien chuté.

Faites jouer la concurrence
N’hésitez pas à faire le tour des assurances avant de souscrire. Outre la garantie basique au tiers, celles-ci vous proposent des offres qui ne sont pas toujours identiques et qui ne vous donnent pas droit aux mêmes protections. Autre distinction importante : le prix. Ces compagnies affichent des tarifs qui peuvent varier du simple au double pour des prestations sensiblement équivalentes. Le montant des franchises peut également considérablement varier avec, là encore, des différences parfois considérables. Pour être sûr de ne pas vous faire piéger, faites donc jouer la concurrence.

Chaque assureur est tenu de vous fournir tous les renseignements sur les prix et les garanties, profitez-en. N’hésitez pas non plus à lui faire savoir que vous avez trouvé un concurrent plus économique. Il est parfois surprenant de constater combien un assureur peut être capable d’efforts insoupçonnés pour capter un nouveau client.

Bonus/malus : l’assurance plus ou moins chère

Chaque contrat d’assurance se trouve accompagné d’un système bonus-malus, encore appelé coefficient de réduction/majoration. Le principe est simple : il s’agit de récompenser financièrement les « bons conducteurs » et de taxer les autres. Concrètement, vous commencez au départ avec un bonus-malus ni avantageux ni désavantageux égal à 1. Par la suite, vous serez soit crédité d’un bonus pour chaque année passée sans accident ou d’un malus pour tout accident de votre responsabilité. Le bonus maximal peut descendre jusqu’à 0,5, ce qui concrètement peut représenter une réduction de 50 % de votre prime. À l’inverse, le malus peut pour sa part monter jusqu’à 3,5 et représenter une majoration de 250 %. Inutile de penser à changer d’assurance pour échapper à votre malus, celui-ci sera de toute façon conservé. En revanche, le contraire n’est pas automatique, même si pour des raisons commerciales la plupart des compagnies d’assurance acceptent de conserver votre bonus.

Comment résilier un contrat d’assurance auto

Votre contrat d’assurance se renouvelle chaque année par « tacite reconduction ». Il vous appartient par conséquent, si vous souhaitez le rompre, de le faire savoir à votre compagnie par lettre
recommandée avec accusé de réception, au plus tard deux mois avant sa date de résiliation.

Dans le cas contraire, il sera reconduit pour un an. Cependant, depuis la loi Chatel de 2005, votre assureur est désormais tenu chaque année de vous rappeler cette date. Si tel n’est pas le cas, vous êtes alors libre d’y mettre fin à tout moment et sans aucun préavis.